**In the City of Sin** s’ouvre sur une fraîcheur épicée: la bergamote et le poivre rose donnent un départ sec, légèrement scintillant, vite adouci par la cardamome. Après quelques minutes, la rose apparaît au centre — ni poudrée ni “rouge à lèvres”, mais plus sombre et plus dense, comme des pétales chauffés par l’air du soir. La facette prune apporte une douceur veloutée sans faire basculer le parfum dans le registre du dessert, tandis que l’encens garde la composition dans l’ombre et lui donne une profondeur fumée. Sur la peau, l’ensemble évolue par couches, du piquant vers le floral puis vers un sillage boisé et balsamique. Le fond de patchouli, de cèdre et de labdanum laisse une trace sèche, légèrement résineuse, tandis que la vanille et le musc en arrondissent les contours. Après deux ou trois heures, quand l’élan initial s’apaise, il devient particulièrement beau: une brume chaude et intime, avec l’humeur d’une ville après le coucher du soleil.